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Le Tell Sougha se situe au Liban, dans la vallée de la Bekaa, à proximité de Laboué. Ce site n'a pas été fouillé officiellement. Toutefois de nombreux objets en bronze sont réputés avoir été découverts dans le cimetière adjacent au tell.

Les spécialistes ont reconnu un ensemble homogène d'objets datés de la fin du 3e millénaire avant notre ère et du début du 2e. Les outils, les armes et les parures trouvées étaient tels que les occupants des tombes ont été qualifiés de « porteurs de torques » et vus comme étant un apport de populations extérieures .

Les armes métalliques trouvées sont constitués de haches, de lances et de poignards. Les parures sont des épingles, des bracelets et des torques.

Le processus de fabrication apparaît clairement : les objets étaient moulés, puis finis par martelage et polissage.

Une bonne partie des armes s'avèrent similaires à ce qui a été trouvé à Byblos et à Ougarit. Les torques, au nombre de neuf, se rencontrent surtout dans l'Europe d'alors (Hongrie, en Bohême, en Autriche, en Allemagne du Sud, Suisse, France de l'Est) mais aussi en Syrie du nord. Ce sont ces éléments qui ont été à l'origine de la dénomination de «porteurs de torques» par Shaaeffer, fouilleur d'Ougarit.

Les théories d'arrivées de populations extérieures en Syrie/Palestine sont aujourd'hui abandonnées. A l'inverse, l'antériorité des trouvailles du Levant et les similitudes avec celles de Byblos et Ougarit - qui, tous les deux, sont des ports ouverts sur la Mer méditerranée - montrent plutôt des déplacements humains des côtes du Levant vers l'Europe, entre 2100 et 1800 avant notre ère.

Ces déplacements n'ont rien d'étonnant pour les chercheurs qui ont étudié les textes des marchands assyriens de Kanès. Ces derniers savaient voyager très loin. Et je considère, en plus, qu'ils utilisaient couramment la navigation maritime (voir ici la probable route autour de l'Anatolie). De plus, ces derniers, à certains moments de leurs vies, pouvaient avoir un intérêt à fuir la puissance d'Assur : notamment lors des successions. En effet, il apparaît, suite à la traduction des textes, que lors de ces moments, les résidents de la célèbre ville marchande savaient récupérer le maximum de dettes des opérations en cours, la plupart du temps sans se pré-occuper du sort des descendants anatoliens (voir ici).

Pour l'explication sur les couleurs de textes, cliquer ici.

Pour une version en anglais, cliquer ici.

Tag(s) : #Site du Levant

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