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A partir de 1968, plusieurs sites de la période d'Uruk, du IVe millénaire avant notre ère, ont été fouillés dans la région du Moyen Euphrate lors de campagnes de sauvetage. La construction de barrages allait provoquer leur disparition. Il s'agit de Djebel Aruda, Habuba Kabira et le tell Qanas, très proches l'un de l'autre.

Ces trois sites sont le long de l'Euphrate. Ils seraient des colonies Urukéennes : l'hypothèse d'une expansion de cette culture depuis le Sud est celle qui est communément retenue, sans doute parce qu'elle a été identifié d'abord sur le site d'Uruk, au sud de la Mésopotamie. Pourtant, il est plus facile de descendre un fleuve que de le remonter.

A Habuba Kabira se trouvait un urbanisme constitué d'une vingtaine de résidences de tailles diverses et d'un complexe monumental central formé par deux temples. Ce sont des missions allemandes, dirigées par M. Ernest Heinrich, puis par Mme Eva Strommenger, qui y effectuèrent les fouilles, de 1975 à 1979. Elles y découvrirent des niveaux de l’âge du bronze, des cachets et des objets remontant au 4ème millénaire avant J.-C. Habuba Kabira était un port fortifié situé sur la rive droite de l'Euphrate. La ville couvrait environ 22 hectares protégés par une muraille, dont on a dégagé environ 10 % de la surface. L'étude des constructions de ce site a mis en avant le fait qu'il s'agissait d'un urbanisme planifié, ayant nécessité des moyens importants. Les résidences, organisées autour d'une pièce de réception avec foyer ouvrant sur une cour intérieure, proposaient des pièces annexes.

Le matériel archéologique trouvé est identique à celui d'Uruk, que ce soient la céramique, les sceaux-cylindres, les bulles de calculs comptables, ainsi que des tablettes numérales de la fin de la période.

Le tell Qanas regroupe, sur une terrasse artificielle, un ensemble monumental constitué de plusieurs édifices identifiés, sans certitude, comme des «temples». Le site a été abandonné à la fin du IVe millénaire, apparemment sans violence, déserté par ses habitants lors de la phase de repli de la culture urukéenne.

En ce qui concerne le site de Djebel Aruda, une équipe néerlandaise dirigée par G. Van Driel y mena six campagnes de fouilles, de 1972 à 1982.

Deux édifices et 13 tablettes archaïques y ont été retrouvées. Ces dernières ressemblent plus à des supports de comptage qu'à une écriture.

Ces sites sont contemporains de la période de l'Empire d'Akkad et ne semblent pas, contrairement à beaucoup d'autres, avoir subi des dommages. De plus, « Habiba Kabira » signifie, en arabe, la « Grande Aimée ».

Il est attesté que Tuttul, non loin, a été visité par Sargon. Cela signifie, probablement, que ces sites faisaient parti de l'Empire. Mais les écrits ne permettent pas de dire que l'un d'entre-eux en était cette capitale.

 

Pour l'explication sur les couleurs de textes, cliquer ici.

Pour une version en anglais, cliquer ici.

Mes notes de vraisemblance :

Habuba Kabira, le tell Qanas et Djebel Aruda : un des sites était Akkad: 2/5

Tag(s) : #Site de Haute-Mésopotamie, #Pays d'Akkad

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